
Résumé :
« Démon de ses cauchemars, je m’excuse auprès de l’ange de m’a rédemption.’ – Kahel
« Il n’y a pas de monstres. Il n’y a que des gens brisés. » – Rosalia
Dans un monde où les démons ont révélé leur existence, les humains vivent dans la peur et l’hostilité. La tension est permanente et la cohabitation forcée.
Rosalia, simple humaine, se retrouve malgré elle au cœur de ce conflit, face à Kahel, un démon redouté, aussi dangereux qu’insaisissable. Rien ne les destinait à se rapprocher, et encore moins à se comprendre. Pourtant, suite à une bousculade à la sortie de la supérette, Rosalia se retrouve en possession d’une partie de la magie de Kahel, une magie que celui-ci est prêt à tout pour récupérer. Afin de reprendre ce qui lui appartient, il mettra tout en œuvre. Mais des sentiments qu’il ne connaît pas et une tension naissante face à cette petite humaine risquent de perturber ses plans.
Mon avis
Ce premier tome m’a totalement happée. L’univers est sombre et pourtant, l’histoire fait naître des lueurs inattendues. La vraie force du livre, c’est clairement son duo principal : Rosalia et Kahel.
Kahel, ce démon au regard tranchant, est tout sauf un cliché romantique. Il ne change pas pour plaire, il ne se radoucit pas pour coller au schéma habituel du bad boy repenti. Il reste ce qu’il est : un être dont la morale n’est pas humaine, qui ne perçoit ni les émotions ni les relations comme nous. Et c’est précisément ce qui rend son évolution bouleversante. Il ne comprend pas ce qu’il ressent pour Rosalia, il le combat, il le rejette… et c’est cette lutte intérieure qui nous le rend terriblement vrai. Pas attendrissant, non, brutalement authentique.
Rosalia, elle, est un coup de cœur. Résiliente sans être dure, fragile sans être faible. Elle tient bon, affronte ses peurs, et surtout, elle ne se laisse pas écraser par Kahel. Elle n’est pas là pour le « réparer », elle n’a rien d’une héroïne qui sauve son monstre. Elle est l’opposée de Kahel. Leur relation repose sur cette dynamique subtile : le yin et le yang. Elle est la lumière dans ses ténèbres, sans jamais le nier pour autant. Et lui, en retour, devient cette ombre qui révèle ses propres forces.
Ils s’opposent, se défient, se repoussent… mais au fil des pages, on comprend qu’ils ne s’annulent pas. Ils se complètent, douloureusement, dangereusement, mais profondément.
Et dans cette danse tendue entre eux, Azora joue un rôle crucial. Elle est cette présence féminine, mystérieuse, puissante, qui semble tout savoir sans jamais en dire trop. Elle veille. Elle comprend ce que Kahel refuse d’exprimer et ce que Rosalia tente d’ignorer. À sa manière, elle agit comme un miroir : elle voit clair dans le jeu de Kahel et perçoit ce qui l’effraie.
Dans tout ça, mention spéciale à Will, qui apporte une chaleur bienvenue. C’est l’ami fidèle, celui qui n’hésite pas à se jeter dans la mêlée pour défendre ceux qu’il aime. Il est ce repère stable, presque naïf, mais courageux. Le genre de personnage qu’on veut garder dans sa vie (et dans les tomes suivants, surtout).
L’alternance des points de vue entre Kahel et Rosalia est vraiment bien gérée : ça apporte du rythme, ça évite les longueurs et surtout, ça nous permet de ressentir les émotions de chacun de manière très intime. Et l’écriture… fluide, sans fioritures, mais avec juste ce qu’il faut de poésie pour qu’on tourne les pages sans s’en rendre compte.
Conclusion
Ce tome 1 est un vrai page turner. L’écriture fluide, les points de vue alternés maîtrisés, la tension romantique qui ne tombe jamais dans le cliché, tout est savamment dosé.
Rosalia et Kahel forment un duo magnétique, imparfait mais marquant, et l’univers sombre qui les entoure ne fait que renforcer leur lumière fragile. Si vous aimez les romances tourmentées, les démons qui restent des démons, et les héroïnes qui avancent malgré tout : foncez.
Je recommande. Fort. (Et je me prépare déjà pour le tome 2.)

Bonjour, Je n’ai pas pu le lâcher non plus 😆