Les lunes d’Atéor : Livre 1 – Adeline Aubin

📖Service presse reçu sur Simplement.Pro de la part de Adeline Aubin, un grand merci à elle pour sa confiance

Dans l’Ancien-Monde, Éphémère, fille des Lunes de l’Atéor, entre en communication avec Orgon, un Dragonnier de l’Aeris.

Des milliers de cycles lunaires plus tard, Neria, un garçon de douze ans, trouve une pierre et arrive sur un territoire inconnu, où il rencontre des jumeaux énigmatiques. Ensemble, ils se lancent dans une quête pour découvrir les secrets de l’Ancien-Monde.

Alors, lecture un peu délicate pour moi, et j’avoue que c’est le genre d’avis que je repousse toujours un peu, parce que je veux rester honnête sans jamais manquer de respect. Mais comme je me suis engagée à donner de vrais retours qu’ils soient dithyrambiques ou plus nuancés je me lance.

J’ai terminé ce roman il y a un moment, mais mon ressenti n’a pas changé, je suis restée assez mitigée, et je lui ai mis un 13/20 sur Livraddict.

D’un côté, impossible de nier le travail titanesque derrière cet univers. C’est dense, c’est riche, c’est fouillé. Tellement fouillé, même, que j’ai eu du mal à y entrer. L’autrice maîtrise clairement son lore, mais la manière dont tout est amené m’a parfois perdue.

Les descriptions sont pourtant très imagées, une fois qu’on comprend on est et avec qui, l’univers se visualise super bien. Le souci pour moi, c’est surtout l’alternance des points de vue, qui manque un peu de fluidité. Sans les en-têtes de chapitres, un nom disséminé dans une phrase ou un détail dans un dialogue, j’étais régulièrement incapable de savoir à quel personnage j’étais censée m’accrocher, et ça, ça m’a souvent sortie de l’histoire.

Concernant les personnages, c’est un peu du 50/50.
J’ai beaucoup aimé Éphémère, Orgon, Amatos et Maco. Les autres, par contre, ne m’ont pas suffisamment accrochée pour que je m’investisse dans leur évolution. J’avais parfois l’impression d’attendre une intensité ou une profondeur émotionnelle qui ne venait pas.

Et une petite chose qui m’a vraiment freinée, l’apparition ici et là de mots en anglais dans le texte. Ça détonne complètement dans le style général, au point que je me suis retrouvée à me dire : “Mais qu’est-ce que ça fait là ?” et à relire la phrase pour réussir à replonger. C’est peut-être dû à mon fichier, mais ça restait perturbant et coupait net l’immersion.

Au final, un premier tome avec un très gros potentiel, un univers impressionnant et des idées fortes, mais qui n’a pas totalement fonctionné sur moi.
Ça arrive, et ça n’enlève rien au travail colossal derrière ce roman.

Je reste curieuse de voir comment l’autrice fera évoluer tout ça dans la suite, parce qu’il y a clairement une matière incroyable à développer

En refermant ce premier tome, j’ai le sentiment d’avoir découvert un univers au potentiel immense, porté par des idées fortes et une imagination vraiment remarquable. Malheureusement, l’exécution n’a pas totalement fonctionné pour moi. Entre la densité du monde, l’alternance de points de vue parfois déroutante et quelques choix stylistiques qui ont cassé mon immersion, je suis restée un peu en retrait.
Au final, une lecture prometteuse, ambitieuse, qui ne m’a simplement pas autant embarquée que je l’espérais mais qui saura certainement trouver pleinement son public.

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